Trail de la sainte Victoire, nouvelles couleurs Terre de Running Mizuno et une première… Victoire

Publié le par fabienantolinos

Trail de la sainte Victoire, nouvelles couleurs Terre de Running Mizuno et une première… Victoire

Je devais y aller l’an dernier, mon opération du genou aura eu raison de l’invitation des Ail Rousset et de Philippe Exposito. Je lui avais dit l’année prochaine si tout va bien et c’est donc en famille que nous sommes descendus dans le Sud ce vendredi 4 Avril après le boulot et l’école. La voiture a bien essayé de prendre à gauche direction les Alpes, Chambéry et Grenoble à la sortie de Lyon mais cette autoroute que nous empruntons peu nous emmène vers le soleil et cette montagne magique non loin de la mer.

Pourquoi ce choix d’objectif : une invitation avec un accueil formidable, une découverte, celle d’une montagne sauvage aux sentiers abruptes que je ne connaissais pas, une sortie en famille pour changer d’air et fatiguer les enfants ! Et puis, quand on regarde le palmarès récent de la course et l’excellente réputation de l’organisation c’est un plaisir d’aller courir ce trail.

Oui, Michel Lanne (x2), Ludo Pommeret, Andy Symonds, Dawa Sherpa les derniers vainqueurs ne peuvent que donner envie d’inscrire son nom au palmarès de la Sainte Victoire. La tâche est cependant ardue puisque des coureurs en forme sont présents comme Ludo, Clément Petitjean ou bien encore Ledo, le troisième de l’UTMB 2013… En plus ce sont des coureurs qui aiment les terrains difficiles et techniques.

Je suis en période de reprise mais après 8 semaines de course à pied la forme commence à revenir et les sensations sont plutôt au rendez-vous à l’entrainement. Sans gros travail spécifique je redoute tout de même la fin de la course puisqu’il faudra courir 58 km et surtout 3000m de D+/- sur des sentiers souvent caillouteux et techniques.

Je ne me pose cependant pas trop de question ce dimanche matin quand je suis en train de refaire mon lacet et que je vois le peloton partir dans le sens inverse du départ, une facétie du starter qui m’oblige à un premier sprint pour rattraper la tête de course en compagnie déjà de Clément et Ludo, aussi surpris que moi.

Confiant, je prends mes responsabilités et la tête de la course pour imprimer un rythme soutenu mais gérable dans le temps. Je ne souhaite pas attendre ou subir, j’ai envie de me faire plaisir et de courir aux sensations. Elles sont bonnes en ce début de course, j’en profite et allonge le peloton qui se réduira au bout d’une heure, au premier ravitaillement, à quatre unités. Clément passe en tête au sommet de la montagne, je le talonne et Ludo me suit de près. C’était pas de la course mais une sorte de rando/escalade et je ne peux m’empêcher de penser à la foule dans ces passages aériens et techniques… L’arrivée et la progression sur la crête sont magiques, le soleil est encore rasant et la lumière sublime, nous dominons toute la vallée jusqu’à la mer mais Ludo doit connaître le paysage car il ne nous laisse pas lever la tête ! Nous sautons de pierre en pierre, de sentier il n’y a pas, juste des marques de peinture et quelques rue-balises, je ne peux plus lever la tête sous peine de me retrouver par terre et une cheville en l’air… J’essaie de rester à 50 mètres maxi, nous passons au prieuré puis plongeons dans une descente d’abord en lacets puis en pente raide. J’ai perdu mes compagnons de vue mais il y a le temps et je préfère assurer plutôt que d’arriver complètement cuit en bas. A l’issue de cette dégringolade je ne me retrouve qu’à une centaine de mètres de Clément et Ludo, j’ai le sourire et la confiance en pensant à la prochaine relance dans la montée après le ravitaillement de Vauvenargues (km 26). Je double Ludo qui me donne rendez-vous à l’arrivée mais je sais que je le reverrai au moins jusqu’au pied de la dernière grosse descente de Puyloubier. Nous arrivons au ravito 2 avec près de quarante minutes d’avance sur mes prévisions et suis ravi de voir ma voiture garée sur le parking de Vauvenargues, j’aurai mon sac à eau…

Clément me laisse passer dans la montée suivante, je cours au début puis nous marchons beaucoup car le terrain est raide et extrêmement rocheux. Pour la seconde fois nous retrouvons l’arête et nous dirigeons cette fois-ci vers l’Est et le Sud. Nous replongeons un instant dans la face Sud sur une sente très raide avec des éboulis et un peu de vide, je pense aux derniers coureurs qui passeront là déjà bien fatigués et espère que personne n’aura de problème. Je pense aussi qu’ils sont fous de faire passer du monde ici mais en tout cas je prends un super plaisir devant autant de technicité et d’authenticité. Nous remontons sur l’arête et j’essaie d’accélérer dans la descente pour travailler ce domaine et surtout prendre des grosses sensations et de l’adrénaline dans ces singles étroits et pierreux. Nous avalons la descente sur Puyloubier comme des « fadas », mes nouvelles Mujin de chez Mizuno (collection automne/hiver que je teste à l’occasion du trail de la Sainte Victoire) répondent formidablement bien au besoin d’accroche et de précision sur ces pentes et nous tâtons enfin un peu de plat après 36 km de bagarre.

Je retrouve la petite famille au ravitaillement, mon Thibault me tend ma boisson, Virgie me donne la poche à eau et Clément doit faire le pitre quelque part !

Je prends mon temps, dans l’ordre, Clément (Petitjean) et Ludo filent, je rattrape le second qui me donne une nouvelle fois rendez-vous à l’arrivée, je lui souhaite cette fois-ci bonne fin de course avant de rattraper Clément et de lâcher mes concurrents au train. Je sais que cette dernière partie me sera sans doute favorable, il faudra résister à la perte de vitesse et continuer à faire tourner les jambes sur un terrain vallonné, c’est ce que je m’emploie à faire du mieux possible. Le soleil commence à taper fort sur cette face sud rocheuse, ma poche à eau se vide et je commence à être moins frais.

J’arrive au ravitaillement 4 de Saint Antonin avec plus de cinq minutes d’avance et je savoure les dix derniers kilomètres plus roulants avant de franchir la ligne d’arrivée en 5h33’06.

Les objectifs sont remplis avec une course pleine, beaucoup de plaisir sur ce formidable parcours engagé et la victoire après une belle bagarre.

Merci en tout cas à l’organisation pour son invitation, le Trail nous aura encore permis de voyager et de découvrir des endroits sublimes, un grand coup de chapeau à tous les finishers car la progression était parfois compliquée et la chaleur étouffante dans l’après-midi. Merci à mes compagnons du jour Clément Petitjean et Ludo Pommeret sans qui la course n’aurait pas été aussi belle et intense. Merci bien entendu à ma femme et à mes enfants qui me suivent et m’encouragent dans ma pratique. Enfin merci à mes partenaires qui m’aident et me font confiance, les magasins Terre de Running en tête, aujourd’hui associés à Mizuno pour le textile et les chaussures, X-Socks pour les chaussettes, Led Lenser qui nous éclaire, GU qui nous hydrate et nous nourrit, Nathan pour les ceintures et sacs d’hydratation et Akiléine.

L’avenir pour moi c’est une participation à la Maxi race d’Annecy le 31 Mai prochain, il n’y-a plus qu’à se remettre au travail…

A très vite, Fabien.

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