Les Templiers, plutôt frustré…

Publié le par fabienantolinos

Les Templiers, plutôt frustré…

~~En course à pied les miracles n’existent pas, même en y croyant fort, mes jambes n’ont pas répondu présentes ce dimanche 26 Octobre. Tout avait pourtant bien débuté dès le lancement de la course, l’allure est modeste pour un départ Templiers, aux environs de 16 km/h pour le groupe de tête dont je fais partie. La montée de la côte de Carbassas sur 2,6 km et presque 500m de D+ est réalisée sur un bon rythme et, sans avoir les jambes de feu de 2012, les sensations sont correctes. Arrivant sur cette course, très relevée, sans l’avoir préparée spécifiquement et en étant incertain sur mon état physique suite à mon abandon sur l’UTMB j’avais choisi de ne pas me laisser influencer par les autres coureurs. Je m’isole donc volontairement et traverse le Causses Noir à ma main, sans puiser dans les réserves. Je suis compté aux environs de la 20ème place mais je sais trop bien que le chemin est encore long et que même la victoire est encore envisageable. Le ravito de Peyreleau pointe après 22 km et je suis agréablement surpris par le chrono, équivalent au passage de la gagne 2013, je ne concède que 3’30 sur la tête. Je fais maintenant course commune avec Benjamin Bellamy, j’imprime le rythme dans les montées, il me relaie sur les pistes roulantes et nous arrivons à Saint André de Vézines (km 33) sur des chronos une nouvelle fois gagnants l’année précédente. Malgré notre joli début nous sommes maintenant à 8 minutes de la tête, je reste confiant et me dit qu’à l’avant il va y avoir une explosion certaine pour une majorité de coureurs et qu’un top 5 ou 10 est largement possible. Je sors du ravitaillement motivé pour recoller et me fais plaisir dans la descente qui nous mène au pied de la bosse vers Roque Altes et son chao de roches impressionnantes. Juste avant la côte mes adducteurs me plantent, les crampes arrivent, violentes, elles ne me laissent plus pousser et dérouler ma foulée. Je regarde mon chrono, 35km au compteur, même pas la mi-course et le plus dur reste à venir. Seb Spehler me double, Alex Nicols également, Benjamin suit leur rythme et moi je me retrouve seul, obligé de gérer ses pu….. de crampes pendant encore un moment. J’essaie de moins lever les pieds et me prends dans une racine, tombe au ralenti, me relève tranquillement avec le sourire, personne ne m’a vu, l’honneur est sauf et il vaut mieux en rire que de pleurer sur son sort ! Roque Altes est toujours aussi magique, le single qui mène à la Roque divertissant, j’ai reperdu 3 minutes encore et tout le monde me crie que ça va sauter devant mais j’ai déjà moi-même sauté physiquement. Le passage à Pierrefiche au km 47 se déroule plutôt bien, je prends un gel, ma poche à eau et repart avec Jonas Bud et Benjamin que j’ai repris dans la montée. Nous évoluons sur une monotrace, sous les buis, avec vue depuis la corniche sur la Dourbie, 400m plus bas. C’est là que je commence à me sentir mal. Jusqu’à présent les crampes m’empêchaient d’avancer plus vite mais j’étais lucide et possédais encore de l’énergie. Maintenant je me sens vidé, sans force, comme une hypo en moins violent car je cours encore. Nicolas Martin me double, il me dit de m’accrocher et tente gentiment de me rebooster, je lui réponds que je suis cuit, que je vais rallier l’arrivée en mode « automate », pour finir, par respect pour la course, la famille, les amis présents et l’équipe de France. Maintenant c’est Pao Bartolo, 5ème l’année dernière et membre de l’équipe d’Europe qui me suit puis me dépasse. Il ne semble pas au mieux non plus et je mets un point d’honneur à l’accrocher puis à le doubler sur un faux plat montant… j’ai beau être mal faut pas abuser non plus ! Quand je descends sur Massebiau je double Seb Spehler, il marche et me dit de prévenir sa copine qu’il va arriver et là je me dis que j’ai bien fait de ne pas lâcher l’affaire car je me retrouve troisième de l’équipe de France et je dois absolument grignoter le plus de places possible. Je titube presque sur le chemin à ce moment de la course mais je dois poursuivre et double l’ami Pascal Giguet qui paraît démobilisé. Arrivée sur Massebiau, je fais une pause à la fontaine puis repars et suis enthousiasmé par la foule qui s’amasse au pied de la bosse. J’ai l’impression de vivre l’arrivée d’une étape de montagne sur le tour, les encouragements et applaudissements sont nourris et font du bien au moral. J’essaie d’imprimer un rythme régulier mais très vite les crampes se font violentes, je n’ai plus de puissance dans les cuisses et je dois me résoudre à marcher la majorité de la montée. Je suis 15ème en bas, Bartolo a lâché et on me compte 13ème en haut. Deux adversaires se sont allongés dans la montée, épuisés et moi je n’ai rien vu ! Au dernier ravitaillement Virginie, Pascal et Philippe ont compris qu’il n’y aurait plus de miracle, je vais rentrer et c’est tout, car je connais bien le chemin… Je ne reprendrai plus personne jusqu’à l’arrivée mais je me fais davantage plaisir sur la portion qui va du Cade à Millau, j’arrive à courir, à marcher plus vite dans les montées raides, la période critique laisse la place à une phase plus normale de course à pied. Je suis tout de même fier de taper dans les mains des spectateurs qui attendent nos arrivées, de franchir la belle arche en bois des Templiers, je ne peux rien me reprocher, je me suis battu avec mes armes du jour, sans faire d’erreur, j’ai juste besoin de récupérer d’une nouvelle saison fatigante. Ca faisait deux années que je levais les bras au ciel et aujourd’hui je regarde catastrophé les écarts qui me séparent des premières places sur l’écran de contrôle. J’essaie de rejouer la course dans ma tête, de me dire que sans les crampes j’aurais pu finir… mais ça ne sert à rien, j’ai pris un bon uppercut, je n’ai pas fini au tapis cette fois-ci mais j’ai tout de même perdu le combat. Il paraîtrait qu’on apprendrait plus des défaites que des victoires, j’ai beaucoup appris en deux mois, c’est bon je sais tout, vivement la prochaine course !

Crédit photo : Y M Quemener

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fredo 24/03/2016 17:45

PLUS QU’UN TEMOIGNAGE DU Retour de l’être aimé
Après une multitude de consultations Voyants Marabouts ect…. je me suis décidé a consulter le voyant lepoint car je lisais pleins de commentaires sur lui j’ai eu la chance d’obtenir des résultats probants -une efficacité sans faille ce que je n’avais trouver nul part ailleurs je vous remercie aujourd’hui j’ai retrouvé l’amour de celle qui un jour décida de mettre fin à notre relation et vie un parfait bonheur -j exprime au voyant Lepoint tous mes remerciements et j’invite les personnes qui pourraient connaitre la même mésaventure que moi à lui faire confiance
Mille fois Merci je vous le dirais jamais assez LEPOINT, merci d’avoir fait de moi un homme heureux.
n’hésitez pas a lui confier vos problémes,et comme moi soyez heureuses et heureux.
Son e-mail : lepointeric@yahoo.fr ,milles merciiiiiiiiis