Course de trail sur Santorin

Course de trail sur Santorin

Au printemps dernier, pour nos vacances en famille, nous avons décidé de visiter Santorin. Lorsqu’un coureur part en vacances, la question est toujours la même : pourrais-je m’entraîner pour ma prochaine course? Avant de réserver notre hébergement, j’ai donc recherché où loger à Santorin pour être proche de bonnes pistes de course à pied. Les avis étaient partagés. Certains disaient que le trajet de Fira à Oia est un terrain parfait pour un entraînement sportif, avec beaucoup de montées et descentes et de marches. D’autres disaient que de la plage de Vlychada à Perissa, une distance de 16 km essentiellement en ligne droite est une meilleure option…J’ai donc opté pour Fira, comme j’envisageais un entraînement intense.

Santorin est une île grecque des Cyclades. Elle est située sur un volcan, dont la dernière éruption remonte à 1956. Il n’y a donc pas d’arbres pour faire de l’ombre et le terrain est assez accidenté. Il faut chercher ses parcours de course car les routes de montagne sont assez étroites et, vu la manière dont les chauffeurs de taxi locaux prennent les virages, même dangereuses.

La première course que j’ai trouvé a duré environ 8 km : une descente régulière pendant les deux premiers kilomètres, serpentant à travers des vignobles accidentés et des champs de vignes. Au bas de la colline, la route suivait la mer, et j’ai rencontré un fort vent de mer pendant environ un kilomètre de plus, goûtant l’air salé sur mes lèvres déjà salées par la sueur. Le chemin de retour m’a fait passer par quelques petites stations balnéaires qui permettent aux visiteurs d’accéder directement aux visites des vignobles. Si c’est votre truc, ils sont peut-être plus intéressants que de rester en ville. 

Plus tard dans la journée, nous sommes allés nous promener autour de notre hôtel et avons trouvé un sentier un peu plus long pour courir. Le lendemain, je suis parti sur la piste de Oia à Fira, la ville voisine.  Quelle vue ! Le sentier coupe en deux la crête volcanique déchiquetée qui définit l’île, tombant abruptement d’un côté, puis de l’autre, et parfois des deux, vous donnant l’impression de courir dans le ciel. Je comprends pourquoi les rois construisent leurs châteaux au sommet des montagnes : la vue vous donne vraiment l’impression de posséder l’endroit.

Le chemin vers Fira est globalement une montée progressive et dure environ 50 minutes. Le retour, un peu

Nuit de la Saint Jean

Nuit de la Saint Jean

Comme annoncé hier soir sur les réseaux sociaux, j’ai remporté la course de la Nuit de la Saint Jean, à Brignais (69).

Il s’agissait d’un trail de 42 km pour 700m de Dénivelé. Le but était de valider 3 semaines de travail en vue du mondial de Trail qui se déroulera le 6 Juillet au Pays de Galles. Sur la fatigue j’ai réussi un joli chrono de 2h48, 15km/h de moyenne et en partie de nuit, de quoi me rassurer avant l’échéance et les quelques semaines de préparation qu’il me reste.

Même si ma préparation a été perturbée plusieurs fois je suis extrêmement motivé pour cette course avec l’équipe de France et donnerai le maximum de mes possibilités. Je crois fortement dans ma capacité à gérer ce type d’évènement et en l’équipe de France très solide, composée des meilleurs coureurs des saisons 2012 et 2011, des filles et des gars motivés pour porter au plus haut les couleurs françaises.

Merci aussi au staff, Philippe Propage, Jean-François Pontier, Maryline et Bertrand pour la confiance qu’il m’accorde dans cette belle aventure.

A très vite,

Fabien.…

adidas ça reboost

adidas ça reboost

Après une opération du genou le 22 janvier et bientôt deux mois de gainages, renforcements isométriques, et patience, j’arrive enfin à enchaîner quelques entraînements.

L’occasion pour moi  de me rebooster testant la gamme de notre nouveau partenaire chaussure, la marque aux trois bandes, ADIDAS.

Pour le moment, deux coups de coeur:

La toute nouvelle Energy Boost, qui allie légèreté, souplesse, maintien et confort. En plus de toutes ces qualités la chaussure a un look sympa et le déroulé du pied est ultra dynamique et naturel. L’essayer c’est l’adopter, le chaussant étant tellement confortable qu’on pourrait se croire dans ses pantoufles.

Aussi, adidas a eu l’intelligence de placer sous une chaussure de running une semelle cramponnée. Ca donne la supernova glide 5m Atr. Un chausson qui épouse bien le pied et qui proccure confort et maintien. La semelle Continental spécialement conçue pour le trail apporte de la stabilité tout en étant suffisament souple. La chaussure est finalement légère et s’adapte parfaitement aux terrains variés pas trop abrasifs ou trop caillouteux. Une chaussure idéale pour aborder certaines courses comme l’Ecotrail de Paris qui part dans deux jours.

Je ne reviens pas sur les modèles qui ont déjà prouvé leur efficacité, comme l’Adizero XT, légère et dynamique avec une excellente accroche sur tout terrain ou encore l’Adios ultra dynamique sur la piste…

En ce qui concerne mon état de forme, j’ai repris divers footing plus ou moins rapides, mais les douleurs persistes encore dès que la vitesse est importante ou que le terrain est pentu. D’ici quelques semaines tout devrait rentrer dans l’ordre et j’ai bon espoir de pouvoir honorablement défendre mon titre au grand trail du limousin le 19 mai.

En tout cas, j’ai apprécié l’éclaircie du week-end dernier. Le regroupement du team trail Terre de Running-Ronhill fut l’occasion de passer un bon moment sous le soleil des Monts d’or Lyonnais. Le trail des Cabornis auquel j’ai assisté en spectateur privilégié m’a donné envie de revivre très vite le plaisir de courir avec un dossard, surtout que les collègues du team ont bien assurés avec de nombreux podiums sur le 10 et 27 km…

J’aurai une grosse pensée samedi midi au départ de l’écotrail. Après la chaleur étouffante de 2012, j’aurais bien aimé vivre Paris by snow en 2013. Manu David qui défendra nos chances cette année me demandait des conseils sur les chaussures à porter. Il devrait peut être opter pour …

Protocole Alimentaire Templiers

Protocole Alimentaire Templiers

Trois ans de dur labeur, de réfléxion, d’analyse, pour arriver à trouver ce qui me correspond.

L’alimentation en course est selon moi un point  essentiel de la performance.

Rester le plus performant possible sur des formats de 5 à 7h de course, éviter les hypo, les maux de ventre etc… Quelques règles

sont incontournables, mais c’est aussi à chacun sa sauce.

Je vous livre la mienne sur un exemple concret, un format de course à 6 h , les templiers.

Quelques modestes conseils qui pourront peut-être vous épargner les éternelles difficultés liées à la durée de l’éffort.…

Retour sur un été studieux

Retour sur un été studieux

Voilà déjà deux mois qu’ont eu lieu les championnats du monde au Pays de Galles.

Bien qu’en vacances scolaires, mon été fut très studieux côté sportif.

Après les mondiaux, j’ai effectué une bonne récupération. J’ai repris tranquillement mi-juillet avec beaucoup de vélo et de streetstepper. Tous les voyants étants au vert, j’ai repris créscendo pour me concentrer sur la préparation des championnats de France à Gap. Ayant eu un début d’année compliqué où je n’ai pu réaliser la préparation idéale, j’ai alors pris beaucoup de plaisir à recourir sans douleur et serein.

Dans le cadre de cette préparation, j’ai mis au programme deux courses .

Le 11 Août, j’ai répondu positivement à une invitation pour participer à l’Ubaye Salomon. Un super week-end, orchestré de main de maître par les organisateurs, où j’ai pu faire une bonne sortie sur le 23 kilomètres. Accompagné du jeune Thibaut Baronian, nous n’avons pas chômé dans les 1200 m de D+. C’est sur la fin de la descente que j’ai pu faire la différence et l’emporter de quelqes secondes.

Crédit photo : Trail Ubaye Salomon

 

Une semaine plus tard, je me suis rendu à Valloire pour achever un bon bloc en prenant part au 45km du trail du Galibier. Encore un très beau week-end avec comme guide de luxe Maud ( la star locale après Jean Baptiste Grange ) et Fred. Côté course, je suis parti relativement vite. J’ai ensuite temporisé, Lionel Bonnel m’a rejoint et nous avons fait un bon bout de chemin ensemble. Après quelques heures de courses côte à côte il nous a paru logique de terminer dans le même temps sans chercher à nous départager cout que cout. En résumé une belle course, un beau souvenir, et des paysages magnifiques.

Après un mois de reprise très sérieuse, je me suis octroyé quelques jours un peu plus cool, avant de reprendre très fort par une semaine de reconnaissance à Gap sur le parcours des championnats de France. Un beau séjour avec l’alternance vélo/ course à pied sous le soleil. Pour reconnaître le parcours j’ai  eu la chance d’effectuer une portion avec Ivan Bizet, et le reste je l’ai fait en compagnie de Stéphane Ricard ( le local ) que je remercie encore pour sa disponibilité.

Les vacances sont aujourd’hui terminées, l’été a été très studieux.

La suite du programme ?

Je serai ce week-end à l’Ultra trail du Vercors avec les …

Vice-champion de France

Vice-champion de France

La rentrée scolaire est toujours un moment très chargé pour moi d’autant plus que cette année il y avait un objectif majeur à préparer pour début octobre. J’ai donc un peu négligé la communication et j’ai donc donné très peu de nouvelles ici.

Ma préparation pour les championnats de France s’est très bien déroulée et je suis arrivé à Gap dans les meilleures dispositions.

Je suis ravi de monter sur le podium, qui était mon objectif ce week-end. La course était d’un niveau très élevé, nous sommes allés très vite et c’est dans la dernière descente ( 10 km ) que le podium s’est joué. Nous étions 4 à 10 km de l’arrivée, et en descente, c’est Sébastien Spehler qui fut le plus fort. Je suis très satisfait de ma course je savoure ce troisième podium consécutif.

Je vais essayer de prendre le temps pour raconter un peu plus le déroulement de cette course à suspense. Donc CR à venir…

En attendant c’est récup !

A bientôt…

Second au bout du suspens

Second au bout du suspens

Premier France de trail à Gap

Je venais chercher l’or, je repars avec l’argent, pas mécontent !

Il y a des courses où l’on termine frustré, déçu, où on se dit qu’on a pas fait le boulot correctement, qu’il y avait la place pour mieux, que si ceci, que si cela… pour ce premier championnat de France de trail sur un jour, je n’ai rien à regretter, je suis à ma place, une belle seconde place qui me permet de confirmer ma présence parmi les meilleurs coureurs français du circuit. J’étais attendu et j’espère ne pas avoir déçu mes « supporters ».

Ce 6 Octobre 2013 toutes les conditions étaient réunies pour que la course soit grandiose : Le décor fabuleux des hautes alpes, le tracé varié, parfois technique et aérien, le soleil et la grosse concurrence.

Nous étions nombreux à vouloir en découdre et inscrire notre nom au palmarès de ce premier championnat et la course, vécu de l’intérieur, a été extraordinaire, du grand suspens, de la souffrance et du plaisir de vivre l’instant, de la tactique de course et du « lachage » complet dans la dernière descente, du « serrage » de fesses quand t’es 4 pour un podium à 10 km de la ligne d’arrivée, du jamais vu sur ce type de format pour moi, des grosses sensations qui donnent envie de remettre ça une prochaine fois.

Retour sur la course avec un départ groupé à 6h30 de gap, pas de pétard lancé par l’un ou l’autre, ça court sérieusement, la vitesse est raisonnable mais soutenue jusqu’au 8ème kilomètre et le ravitaillement du Replat.

Devant deux hommes semblent se détacher, Julien Navarro et Michel Lanne, c’est pas du bluff mais du solide, nous sommes une bonne dizaine attentifs derrière à deux minutes. L’ascension de Charance est une longue marche, puis à la descente des crêtes Sylvain Court accélère, je suis de loin en prenant du plaisir dans la descente escarpée. Deux petites bosses et nous sommes désormais trois en chasse car patrick Bringer nous a rejoint. L’allure est bien rapide jusqu’au ravitaillement de Gleyze (km 19) mais nous passons à trois bonnes minutes de la tête. Patrick s’arrête satisfaire un besoin naturel, nous temporisons avec Sylvain, on attaque pas un homme qui pisse ! Dans la descente sur Rabou Patrick chute derrière moi, je me retourne et lui demande si ça va, il se relève …

Endurance Trail Templiers

Endurance Trail Templiers
Cette année j’ai décidé tardivement de me lancer sur le 100km de l’endurance trail des Templiers.
Une expérience voulue pour découvrir et forcée pour acquérir les points nécessaires à l’inscription à L’Utmb. Effectivement l’an prochain j’aimerais courir un ultra et continuer à me faire plaisir en courant vite sur mes formats préférés, c’est à dire de 60 à 80 kms.
L’essai a été transformé et malgré des jambes bien moyennes car fatiguées des championnats de France, j’ai réussi à l’emporter avec de belles perspectives pour la suite.
Alors même si les lauriers des Templiers n’ont pas la même saveur qu’en 2012, ce fut encore un beau week-end du côté de Millau.
En attendant mon CR , je vous mets en lien quelques vidéo qui permettent de capter l’ambiance de course et un article d’Endurance Mag et VO2

Rentrée Sainte Victoire

Rentrée Sainte Victoire

Après un mois de janvier tranquille à soigner une déchirure contractée fin décembre, la reprise de l’entraînement s’est faite en douceur et progressivement.

Le 9 mars , j’ai pris part au 22km des Cabornis dans le cadre du regroupement du team. L’objectif était de faire une sortie longue, en faisant le maximum en montée mais en gérant les descentes pour ne pas trop titiller l’adducteur lésé.

Au final je termine 5ème, avec de bonnes sentations, et la confirmation que la forme commence à revenir et surtout que je peux appuyer au niveau de l’entraînement.

Donc pas de repos ! J’ai profité des vacances scolaires pour emmagaziner une bonne charge d’entraînement, avec en prime la découverte du skating et deux trois sorties amusantes.

Cette semaine sera encore une bonne semaine avant de réduire un peu à l’approche du trail de la Sainte Victoire.

Je ferai donc ma rentrée à la Sainte Victoire, étape de préparation pour la Maxi Race fin mai.…

Trail de la sainte Victoire, nouvelles couleurs Terre de Running Mizuno et une première… Victoire

Je devais y aller l’an dernier, mon opération du genou aura eu raison de l’invitation des Ail Rousset et de Philippe Exposito. Je lui avais dit l’année prochaine si tout va bien et c’est donc en famille que nous sommes descendus dans le Sud ce vendredi 4 Avril après le boulot et l’école. La voiture a bien essayé de prendre à gauche direction les Alpes, Chambéry et Grenoble à la sortie de Lyon mais cette autoroute que nous empruntons peu nous emmène vers le soleil et cette montagne magique non loin de la mer.

Pourquoi ce choix d’objectif : une invitation avec un accueil formidable, une découverte, celle d’une montagne sauvage aux sentiers abruptes que je ne connaissais pas, une sortie en famille pour changer d’air et fatiguer les enfants ! Et puis, quand on regarde le palmarès récent de la course et l’excellente réputation de l’organisation c’est un plaisir d’aller courir ce trail.

Oui, Michel Lanne (x2), Ludo Pommeret, Andy Symonds, Dawa Sherpa les derniers vainqueurs ne peuvent que donner envie d’inscrire son nom au palmarès de la Sainte Victoire. La tâche est cependant ardue puisque des coureurs en forme sont présents comme Ludo, Clément Petitjean ou bien encore Ledo, le troisième de l’UTMB 2013… En plus ce sont des coureurs qui aiment les terrains difficiles et techniques.

Je suis en période de reprise mais après 8 semaines de course à pied la forme commence à revenir et les sensations sont plutôt au rendez-vous à l’entrainement. Sans gros travail spécifique je redoute tout de même la fin de la course puisqu’il faudra courir 58 km et surtout 3000m de D+/- sur des sentiers souvent caillouteux et techniques.

Je ne me pose cependant pas trop de question ce dimanche matin quand je suis en train de refaire mon lacet et que je vois le peloton partir dans le sens inverse du départ, une facétie du starter qui m’oblige à un premier sprint pour rattraper la tête de course en compagnie déjà de Clément et Ludo, aussi surpris que moi.

Confiant, je prends mes responsabilités et la tête de la course pour imprimer un rythme soutenu mais gérable dans le temps. Je ne souhaite pas attendre ou subir, j’ai envie de me faire plaisir et de courir aux sensations. Elles sont bonnes en ce début de course, j’en profite et allonge le peloton qui se réduira au bout d’une heure, au …

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